“Mon tour du monde : du rêve à la réalité”

 

J’ai été interviewée par un journal local kazakh à Kokshetau, dans le nord du Kazakhstan. Ce n’est pas une ville touristique, les habitants étaient surpris de me voir ici et une amie journaliste de mon hôte couchsurfing a été très enthousiaste de me rencontrer. Elle a souhaité faire un article pour savoir ce que m’apportait le voyage et ce qui m’a amené au Kazakhstan.

Voilà les traductions 😉 Bonne lecture 😀

Mon tour du monde : du rêve à la réalité

 

Avez–vous déjà pensé aux voyages ? Peut-être avez-vous toujours voulu partir à la conquête de différents pays, mais aviez-vous peur de quelque chose ? Alors prenez exemple sur notre invitée d’aujourd’hui, Sarah Morin. Originaire de Marseille (France), Sarah a visité depuis 1 an plus de dix pays, parmi lesquels le Kazakhstan. Aujourd’hui, elle ne se souvient pas d’où lui vient cette attirance pour les voyages. Peut-être, quand pour la première fois, elle et sa famille sont allés se reposer à Chypre (elle avait alors deux ans), plaisante-t-elle.

Nous avons fait la connaissance de Sarah par l’intermédiaire d’une de nos connaissances, Baqit, qui nous confie l’avoir hébergée quelques jours dans le cadre du programme CouchSurfing. Mon anglais est devenu un peu honteux mais je souhaite commencer son apprentissage, pour être heureuse de faire de nouvelles rencontres si intéressantes. Voilà cette fois dans le rôle de l’interprète la belle Aktoty, qui étudie en Pologne et qui est venue cet été chez sa mère à Kökşetaw.

Sarah, quel pays as-tu déjà visité ?

La Namibie, la Tanzanie, l’île Maurice, la Thaïlande, Myanmar, le Sri Lanka, l’Inde, le Népal, la Mongolie, le Kirghizstan et le Kazakhstan. Mon voyage a commencé en septembre 2017, avec une amie Ségo. Pendant 6 mois nous avons parcouru ensemble l’Afrique et l’Inde, puis je suis partie seule à la découverte de l’Asie Centrale.

Liberté de mouvement, liberté de culte, liberté de choisir, tu crées toi-même ton parcours, choisis la durée du séjour ici ou là et tu portes seule la responsabilité de tes actes. Quand j’ai commencé à voyager, j’ai vu combien le monde était divers, qu’il y a tant de personnes sympathiques, intelligentes et intéressantes vivant aux quatre coins du globe. Pour moi il n’y a plus de nationalité mais simplement des gens avec leurs ressentis, leurs intérêts, leurs loisirs. On peut rencontrer partout dans le monde des gens bienveillants et merveilleux, qui t’aideront, t’hébergeront et te soutiendront toujours. Les monde est plein de gens biens, et je m’en persuade un peu plus chaque jour.

Comment as-tu choisi ton parcours ?

« Mon objectif n’était pas de rester proche de pays civilisés, de voir la richesse et le luxe, mais plutôt le contraire”. Ces endroits sont tous si différents, même si certains se ressemblent, d’autres sont l’exact opposé les uns des autres. La Birmanie n’a ouvert ses frontières qu’en 2010 après plusieurs décennies d’isolationnisme et s’inquiète aujourd’hui du grand nombre de touristes qui n’étaient jamais venus auparavant. On pourrait penser que ses habitants ne s’habitueraient pas aux étrangers, mais malgré ces craintes, il y a là-bas de nombreuses personnes ouvertes et dont l’hospitalité est touchante. Ils proposent spontanément de nous accueillir chez eux, de nous offrir un repas, nous faire goûter les plats locaux ; ils peuvent vous prendre dans leurs bras ou vous embrasser, mais ils vous accueillent toujours avec le sourire.

Par exemple, l’Inde est devenue ma seconde maison. C’est le premier pays non-européen que j’ai visité. J’y ai passé plusieurs mois. Il y a là-bas une atmosphère particulière, j’y ai ressenti une sérénité et une grâce particulière. Aussi, mon copain vit là-bas – admet la jeune femme. Voilà donc que quelque chose l’attire là-bas. Pour conclure son voyage fin octobre, elle prévoit de se reposer en Inde où elle méditera quant au futur, qui prendra assurément la forme d’une l’aide aux nécessiteux et aux femmes, peut-être dans des projets sociaux qui ont du sens. A propos, Sarah est juriste, et ses connaissances juridiques lui seront utiles dans ce projet.

Qu’est-ce qui présente le plus d’intérêt : la nature, la culture, les curiosités locales ?

Les gens ! Si on me donnait le choix entre le plus bel endroit de la Terre, mais sans âme qui vive, et un endroit sale, disgracieux, mais où vivent des gens qui ont bon cœur, sans hésitation je choisirais ce dernier.

Quelles sont tes premières impressions sur le Kazakhstan ?

– Votre pays est très riche. J’étais surprise partout en arrivant ici. Je me sentais comme en Europe. Malheureusement, il est difficile en France d’apprendre quelque chose sur l’Asie Centrale, c’est pour cela que je suis venue voir de mes propres yeux.

–          C’est vraiment ça, tu as vécu ta propre expérience. D’une certaine manière, en France, tu expliquais presque une fois par heure à ton grand-père que nous sommes un pays indépendant et autonome, et que Poutine n’est pas notre Président. Untel est certain que nous faisons partie de la Russie, d’autres que jusqu’ici nous ne sommes pas encore civilisés et que les gens dorment à même le sol dans les steppes – ajoute Aktoty.

–          Le Kirghizstan et le Kazakhstan sont deux pays assez proches, mais il y a en même temps une grande différence. Vous avez plus de liberté, vous être plus modernes qu’eux. Je suis arrivée ici en ayant lu que c’est un gouvernement musulman, je pensais que je verrais de partout des femmes voilées mais il s’avère que pas du tout, elles peuvent choisir librement  comment elles s’habillent. Aussi, au Kirghizstan tout le monde mangeait le Beshbarmak avec les mains, mais vous, vous avez des fourchettes. Ici, il n’est pas rare que dans un groupe de 10 personnes, chacun vienne d’un pays ou d’un continent différent, et que personne n’y prête attention ! C’est dans l’ordre des choses, – sourit Sarah.

Turkestan, Chymkent, Jezqazghan, Astana, Ouralsk, Kökşetaw, avant Karaganda et Almaty, puis dans la liste de la jeune voyageuse (elle a 28 ans) l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et l’Iran. Au maximum, 4-5 jours dans la même ville et un mois par pays – ce qui est suffisant pour faire des rencontres – explique-t-elle. Au total, son voyage durera 16 mois.

« Il n’est pas vrai qu’au Kazakhstan tout le monde connaisse l’Europe, et en particulier la France, mais là-bas on ne connait pratiquement rien de vous » – délibère-t-elle à juste titre.

Ces dernières années, notre gouvernement émerge de plus en plus sur la scène internationale, et les sommets, expositions et concours de toutes sortes jouent pour cela un rôle immense. Par exemple, l’Expo-2017 s’est révélée être un pas majeur sur le chemin qui mène vers l’accueil de l’exposition universelle et pour devenir une place internationale d’information et de présentation. Mais de nombreux européens continuent d’avoir un avis faussé sur le Kazakhstan et l’un des moyens pour corriger cela est de développer le tourisme pour que chacun puisse s’assurer par lui-même de la beauté et du caractère unique du pays.

Découvrir une nouvelle culture bien distincte, les us et coutumes, l’histoire d’un peuple – c’est cela que recherche Sarah, qui se rappellera alors en particulier du Festival international du folklore d’Ulytau.

Et comment tes parents ont-ils accueilli ta décision de voyager ?

Ils sont heureux de savoir que je suis heureuse, mais bien sûr qu’ils s’inquiètent. En Europe, nous avons une autre mentalité en ce qui concerne la vie. A 18 ans, les enfants s’affranchissent tranquillement, il n’y a pas de limites, de contraintes particulières. Tu veux te marier, ce sont tes affaires, comme pour d’autres moments. Tes parents partagent ou non ta décision, mais ils l’acceptent toujours, parce que c’est ta vie.

Quels sont vos autres loisirs ?

J’adore lire et écrire. J’ai toujours avec moi mon livre électronique.

Raconte-nous une histoire marquante de ton séjour ici, au Kazakhstan ?

Holala ! A chaque voyage, il m’arrive une histoire ! Par exemple, quand j’étais à Karzakpay, un bébé est né dans la jeune famille qui m’accueillait. Il s’avère que, selon la tradition, durant ses 40 premiers jours, il n’est pas toléré de le montrer à des étrangers, mais ils ont fait pour moi une exception. Par contre, la grand-mère qui était pieuse et suivait les traditions m’a littéralement obligée à cracher sur le bébé, pour ne pas lui porter le mauvais œil. Ҫa m’a, pour le dire gentiment, choquée.

Enfin, ton conseil aux voyageurs débutants, comment surmonter les difficultés (peur, méconnaissance, manque de moyens et autres), se réjouir davantage de la vie et voyager plus souvent ?

« Il suffit d’ouvrir une carte et … le monde est tellement immense, comment peut-on rester assis toujours à la même place ? Et, en même temps, il est assez petit pour qu’il soit possible d’atteindre pratiquement n’importe quel point sur une carte (Sarah, en connaisseuse, montre des petits points de la carte sur son smartphone, représentant les différents pays qu’elle a déjà visités). Sur la carte, ils semblent tous à côté, mais en réalité ce sont des milliers de kilomètres et des dizaines d’heures de trajet.

Le plus important, c’est simplement de commencer ! Près de sa maison, dans la ville voisine, dans les montagnes les plus proches, etc. … Un voyage, après tout, ce n’est pas forcément un vol de plusieurs heures avec escale entre deux continents, quelques jours de train le long de la route, puis enfin finir à pieds. Ҫa peut être un tour dans la région voisine ou un week-end à l’étranger. Et là, si ça te plait, ça ira tout seul ».

La vie nous offre constamment ses cadeaux, nous gâte par son attention, il faut seulement le remarquer.

D’abord samedi, le temps d’un éco – pique-nique, j’ai rencontré la joyeuse Mona, qui venait en vacances depuis l’Australie avec sa mère et sa petite sœur ; et maintenant voilà Sarah. La vérité concernant Mona est légèrement différente, elle est kazakhe et les parents de sa mère vivent ici. Elle n’est au Kazakhstan que pour la seconde fois pour ses 21 ans, mais ces trois dernières semaines elle s’est véritablement éprise du pays. Elle est née en Arménie, puis sa famille a déménagé à Dubaï, et à peine dix ans plus tard ils résident dans une petite ville australienne. Sa mère lui apprend le russe ; son père l’iranien, et avec ses nouveaux amis elle essaye de maîtriser le kazakh. Très positive et sociable, Mona parle d’elle et de ses loisirs avec plaisir. En une heure, elle nous a appris beaucoup de choses nouvelles et intéressantes sur l’Australie, où c’est actuellement l’hiver. Là-bas, des grands requins blancs nagent dans l’Océan Atlantique (je cite !), on a l’habitude de voir des kangourous – dont quelques habitants locaux mangent la viande-, et pour Noël on décore un palmier et on se baigne dans l’Océan, car c’est l’été et les grandes vacances là-bas en décembre.

Ces deux jeunes femmes m’ont montré quelque chose de semblable : le sourire ne quittait pas leur visage et elles parlaient toutes deux du Kazakhstan avec extase, notant avec regret que chez elles en Europe la majorité des gens ne connaissent pratiquement rien de notre pays.

Voilà une histoire de vie si haute en couleur que celle de Sarah. À un certain niveau, j’envie même les gens qui décident de sortir de leur zone de confort privée et prennent la route. Souvent, nous invoquons le manque de moyens, de temps, d’opportunités … alors que nous comprenons bien au fond de nous que si nous en avons envie, il faut juste commencer, comme le conseille notre voyageuse, et si c’est notre truc, alors il est improbable que nous en restions là. Souvenez-vous que toutes les opportunités sont déjà présentes en nous.

Sarah Morin n’avait pas peur du changement, elle a pris l’initiative de ses propres mains et grâce à sa résolution, sa volonté, elle arrive à vivre comme elle vit aujourd’hui, en découvrant chaque jour de nouvelles villes, de nouveaux pays et mêmes de nouveaux continents. Nous vous souhaitons à tous de la joie, le plein de couleurs vives dans la vie, que vous choisissez vous-mêmes !

F.Rossolova

My world tour : from dream to reality

 

Have you thought about traveling? Or maybe they always wanted to go to conquer different countries, but they were afraid of something? Then take an example from our current guest Sarah Morin. Sarah from France comes from Marseille, during the year she visited more than ten countries, including Kazakhstan. Today, she no longer can remember how her craving for travel began, perhaps, when she first went with her family to rest in Cyprus (she was then two years old), she suggests laughing.

We learned about Sarah from a friend, Bakyt, who said that she had been staying at their home for a few days under the Couchsurfing program*. Who refuses new meetings and acquaintances, when a personal translator is also possible in the role of Bakyt’s daughter, since my school level of English leaves much to be desired. Looking ahead, I will say that in the course of the meeting I felt somehow ashamed of my English, and I really wanted to study it, if only for the sake of such interesting new acquaintances. Well, this time in the role of a translator was the beautiful Aktote, who studies in Poland, and for the summer came to her mother in Kokshetau.

Sarah, where have you been?

Namibia, Tanzania, the island of Mauritius, Thailand, Myanmar, Sri Lanka, India, Nepal, Mongolia, Kyrgyzstan and Kazakhstan. This journey of mine began in September 2017 with this girl friend. For 6 months we learned about Africa and India together, and after that I went to get acquainted with Central Asia, alone.

Freedom of movement, freedom of communication, freedom of choice, you yourself determine your route, time you stay in a particular place and you yourself are responsible for your actions. When I began to travel, I saw how diverse the world is, how many pleasant, intelligent, interesting people live in various parts of the world. For me, there is no longer a nationality, there are just people with their feelings, interests, hobbies. In every corner of the world you can meet benevolent and wonderful people who will always help, shelter and support. The world is full of good people, and in this I am convinced every day again and again.

How did you choose the route?

“My goal was not to get into civilized countries, to see wealth and luxury, rather the opposite”. These places are all so different, although some of them are similar to each other, while others are the exact opposite of each other. Myanmar only in 2010 opened its borders after many decades of isolation and today is experiencing a large flow of tourists, which has never been there. It would seem that its residents are not accustomed to strangers, but do not be afraid, there are so open people that conquer the heart with their hospitality. They are easily invited to their homes, just to visit, to eat, to taste the local dishes, you can just come hug or kiss, always meet with a smile.

For example, India has become my second home. This is the first country outside of Europe, where he visited. In general, I spent several months there. There is some kind of atmosphere there, there I felt peace and special grace! And also my boyfriend lives there, – the girl admits. And now she pulls it. Finishing her current journey at the end of October, she plans to rest in India, where she will reflect on the future, but this will definitely be help for needy children and women, perhaps some kind of socially significant projects. By the way, Sarah is a lawyer, and she will definitely come in handy in the legal field.

What is of the greatest interest: nature, culture, attractions, …?

People! If I were given a choice: the most beautiful place on Earth, but there is not a single person there, and the dirty ugly locality, but where good people live, would not hesitate to choose the second, says Sarah.

What are your first impressions of Kazakhstan?

– You have a very rich country. I was quite surprised to come here. Feel like in Europe. Unfortunately, in France it is difficult to learn something about Central Asia, so she went to see everything with her own eyes.

– It really is, I was convinced by personal experience. Once, being in France, for almost an hour I explained to one grandfather that we are an independent separate country and Putin is not our President. Someone is sure that we are part of Russia, others, that there is still no civilization here, and people live in the field, in the steppes, – joins Aktoty’s conversation.

– Kyrgyzstan and Kazakhstan are like close countries and at the same time there is a big difference. You have more freedom, more modern or something. Going here and reading that this is a Muslim state, I thought I would see women everywhere, in some dresses, but it turns out, not at all, they can freely choose how and in what they dress. Even in Kyrgyzstan besbarmak all ate with their hands, and you have a fork. Here you can easily be in the company of 10 people, everyone will be from different countries and continents, and no one will pay attention to it! This is in the order of things, – Sarah smiles.

Turkestan, Shymkent, Zhezkazgan, Astana, Uralsk, Kokshetau, ahead of Karaganda and Almaty, and after in the list of the young traveler (she is only 28 years old) Uzbekistan, Tajikistan and Iran. A maximum of 4-5 days in one city and one month in the country is enough to make acquaintance, the interlocutor explains. As a result, her current journey will last 16 months.

It is wrong that in the Republic of Kazakhstan everyone knows about Europe, in particular about France, and there is practically no information about you there, the girl justly says.

In recent years, our state is increasingly entering the international arena, and all sorts of summits, exhibitions and competitions play a huge role in this. For example, EXPO-2017 was a big step towards becoming an international exhibition and information and presentation platform. But many Europeans continue to have an erroneous opinion about Kazakhstan, and one of the ways to correct this is to develop tourism so that everyone can be convinced of its beauty and uniqueness.

To know the distinctive culture, traditions and customs, the history of the people is what Sarah is looking for, therefore she especially remembered the international folk festival in the Ulytau region.

And how did your parents react to the decision to travel? – I continue the dialogue.

They are happy, knowing that I am happy, but of course they are worried. We have a different mentality in Europe, views on life. At the age of 18, a child is quietly released into free swimming, there are no special frameworks or restrictions. If you want to get married, go out, no, it’s your business, also in other moments. Your relatives choose or do not share your choice, but they will accept it, because it is your life.

What are your other hobbies?

Madly I love reading and writing. My e-book is always with me.

Tell me some memorable story during your stay in Kazakhstan?

Oh ho ho, stories happen on every trip 🙂 For example, when I was in Karzakpay, a young family, in which she stayed, had a child. It turns out that up to forty days, according to tradition, it is not customary to show it to strangers, but they made an exception for me. But then, after an old grandmother, who firmly believes and follows traditions, made me literally spit on the baby, so as not to jinx it. I was shocked, to put it mildly.

Finally, your advice to beginning travelers, how to overcome difficulties (fear, ignorance, lack of money, etc.) to enjoy life more and travel more often?

Is it enough to open the map and .. the world is so huge, how can you sit still ?! And, at the same time, it is small enough that you can get to almost any point on this map – and Sarah with knowledge shows small dots on the map in the phone, which marked the countries where she already happened to be. Here they all seem to be close by, but in real life they are separated by thousands of kilometers and tens of hours of travel.

The main thing is just to start! Near the house, in the neighboring town, in the nearest mountains, etc. Traveling is not necessarily a long flight with a transfer on two continents, a few days by train, traveling, and then also on foot. This may be a trip to the neighboring area or a country weekend. And there, if you like it, everything will go by itself.

Life constantly presents us with its gifts, pampers us with its attention, we just need to notice it. So with dating. First, during an eco-picnic on Saturday, I met a cheerful Mona, who came with her mother and sister for a vacation from Australia, and now Sarah. True, Mona is a little different, she has ata and even her parents of her mother here, she is a Kazakh. In Kazakhstan for her 21 years of life, Mona is only the second time, but in the last three weeks she has simply fallen in love with the country. Born in Armenia, then the family moved to Dubai, and more than 10 years living in a small town in Australia. Her mom teaches her the Russian language, her dad is Iranian, and with new friends she tries to master some Kazakh. Very positive and sociable, Mona was happy to talk about herself, her hobbies. In an hour, many new and interesting things learned about Australia, where it is now winter, there, in the Atlantic Ocean, big sharks are swimming, it is common to see kangaroos, some of which are eating some local people, and at Christmas they dress up a palm tree, swim in the ocean, because in December there is summer and great holidays.

These girls seemed to me something similar, the smile never left their faces, and they both spoke with delight about Kazakhstan, noting with regret that they, in Europe, had so little, and for the most part, they practically knew nothing about our country.

This is the colorful life story of Sarah. To some extent, I even envy people who have decided to leave their own comfort zone and go on the road. Often we cite a lack of funds, lack of time and opportunities, although we know perfectly well in our hearts, there would be a desire, we just need to start, as the traveler advises, and if this is yours, you can hardly stop. Remember that all the possibilities are already inherent in us.

Sarah Morin was not afraid of change, took the initiative in her own hands and, thanks to her determination, desire, she succeeds in living the way she now lives, learning new cities, countries and even continents every day. We wish everyone a joyful life filled with bright colors that you choose for yourself!

* Couchsurfing (www.couchsurfing.org) is the largest international community of travelers and sympathizers, bringing together people whose common goal is to “exchange hospitality” around the world. The essence of this community can be conveyed by the phrase, which is the couchsurfing motto: “You have friends all over the world, just before you have met them yet”.

The concept of couchsurfing involves royalty-free help from community members to each other, which can be expressed in anything – providing housing and / or food, getting to know the local culture, traditions and places of interest, sharing leisure time or joining together to travel somewhere or just enjoy the outdoors.

F.Rossolova